Journées du Collège 2003 – Dourdan VIII – 20-22 Mars – MISE EN PLACE D’UNE PREMIERE ANNEE COMMUNE AUX ETUDES DE SANTE

MISE EN PLACE D’UNE PREMIERE ANNEE COMMUNE AUX ETUDES DE SANTE

 

Dominique Fellmann

 Présentation reprise en grande partie des propositions mises en forme par le Doyen C Thuillez et présentées aux assises hospitalo-universitaires de Nice (6 et 7 mars 2003)

Rappel de la situation actuelle

 

  • Actuellement sélection des étudiants en Médecine, Odontologie, «!Obstétricie!» et parfois Masso-Kinésithérapie à l’issue du concours de P.C.E.M. 1

  • Nombreux « reçus-collés» (malgré l’élargissement à d’autres professions et l’augmentation du numerus clausus) et peu d’équivalences

  • Intégration tardive de nombreux «collé!» dans d’autres professions de santé dans un climat d’échec à l’issue d’une nouvelle année préparatoire et d’un nouveau concours

  • Demande d’«universitarisation» de diverses professions paramédicales, et de rapprochement des études de santé

Principaux objectifs de la réforme

A partir d’une «commande ministérielle» en vue de «limiter le gâchis», réflexions des conférences des Doyens (Médecine, Odontologie, Pharmacie) :

  • Permettre aux étudiants qui s’inscriraient en 1ère année de s’inscrire à un ou plusieurs concours,

  • Respecter, à l’issue de cette 1ère année, le numerus clausus de chacune des professions,

  • Favoriser ainsi une culture commune aux différents professionnels de santé,

  • Ne pas hiérarchiser les professions de santé, ce qui suppose qu’en cours d’année l’étudiant devra choisir les concours qu’il souhaite présenter,

  • Ne pas allonger la durée des études,

  • Ne pas diminuer le niveau des études (pas une année blanche)

  • Favoriser les primants,

  • Faciliter les réorientations grâce à la mise en place de passerelles.

Méthode de travail

  • Réactivation de la réflexion au sein de la Conférence des doyens des facultés de Médecine

  • Consultation de différentes professions de Santé :

  • Pharmaciens, Odontologistes, Sages-Femmes, Masseurs-Kinésithérapeutes, Infirmiers et

  • Cadres de Santé, Manipulateurs-radio, Orthophonistes, Orthoptistes, Optométristes,Ergothérapeutes, Podologues…

    • Consultation des responsables des associations étudiantes.

  • Participation à la Commission Interministérielle présidée par le Professeur D. Debouzie

 

Etat d’avancement de la réflexion

 

Version d’étape du «rapport Debouzie» rendue le 19 mars

 

Principes généraux:

  • Enseignement comprenant une partie commune importante (4/5 ou 5/6) et des modules spécifiques (un module spécifique par filière)

  • Choix de la filière en février

  • Un concours par filière afin d’éviter le choix par défaut

  • Respect d’une deuxième chance au concours

  • Pas de concurrence entre primants et doublants

  • Mise en place de passerelles pour un quota d’environ 15 % du numerus clausus

  • Souhait de certaines professions de pouvoir recruter grâce à cette première année commune mais également grâce à d’autres filières

 

Un tronc commun comportant des Sciences Humaines et Sociales au sens large du terme ainsi que les bases de certaines disciplines telles que anatomie, physiologie… (à préciser)

Deux branches distinctes:

  • L’une s’adressant aux professions qui désirent partager un enseignement de «!matières fondamentales!» largement commun correspondant à environ 5/6ème de l’enseignement total et ne se différenciant les unes des autres que par un module spécifique.

Cette branche (le «noyau dur» initial) devrait concerner : Pharmacie, Médecine, Odontologie, Sages-Femmes et probablement Masso-kinésithérapie (et éventuellement d’autres professions dites de rééducation ; liste non exhaustive et non finalisée)

  • L’autre s’adressant aux professions désirant alléger le contenu en sciences fondamentales afin de permettre un accès à ces filières à des titulaires de baccalauréats non scientifiques, branche qui devrait concerner les Infirmières, Orthophonistes, Podologues, Ostéopathes (liste également non exhaustive pouvant être remaniée).

Schéma organisationnel de l’enseignement

Contenu pédagogique

Chaque étudiant choisirait, lors de l’année commune (février), entre deux parcours de formation, notés pour l’instant voies A et B.

Un tronc commun existe pour ces deux parcours, dispensé en premier semestre.

Tronc commun (200h)

  • Sciences fondamentales 90 H

  • Sciences humaines et sociales 90 H

  • Découverte des professions 20 H

Enseignements de Sciences (150h-180h)

  • Sciences fondamentales (voie A)

  • Sciences humaines et sociales (voie B)

Enseignements Spécialisés de chaque profession (45 ou 60 h)

Les horaires indiqués ci-dessus seront précisés, en fonction des enseignements dispensés.

 

La partie «Sciences fondamentales» du tronc commun devant être accessible et utile à tous les étudiants serait composée d’enseignements notamment en

  • anatomie,

  • physiologie,

  • biologie du développement / embryologie,

  • histologie,

  • génétique

Il est également possible d’envisager que ces enseignements soient dispensés à deux niveaux de connaissances:

  • un niveau «!élémentaire!» s’attacherait aux concepts et grands principes,

  • tandis qu’un niveau approfondi détaillerait les disciplines concernées.

Cette partie serait enseignée au premier semestre.

 

Le module «Sciences humaines et sociales» du tronc commun comprendrait notamment des enseignements

  • en santé publique (économie de la santé, évaluation, ….)

  • en épidémiologie,

  • en droit (de la santé).

Il pourrait être enseigné sur l’ensemble de l’année selon les spécificités locales.

 

Les modules scientifiques de la voie A (3 x 60 h) comprendraient des enseignements en!:

  • physique, biophysique et bio-statistiques,

  • chimie, biochimie et biologie moléculaire,

  • biologie cellulaire histologie (en complément de ce qui est dispensé dans le tronc commun).

Ils seront enseignés au deuxième semestre

 

 

Les modules spécialisés (de 45 ou 60 h) par profession pourraient comprendre un tronc commun à plusieurs professions. Ainsi au moins six professions paramédicales (kinésithérapie, ergothérapie, psychomotricité, orthophonie, audioprothèse, orthoptie) se sont d’ores et déjà entendues sur un tronc commun consacré à des outils méthodologiques (d’autres professions se sont déclarées intéressées par ce tronc commun).

Pour ces modules spécifiques, un volume de 45 h permet aux étudiants de choisir plusieurs concours avec de réelles chances de succès, tandis qu’un horaire de 60h autorise un exposé plus complet de connaissances utiles à chaque profession.

Le module «médecine» proposé actuellement comporterait 2 sous-modules de compléments en Anatomie et en Biochimie – Biologie Cellulaire et Moléculaire (total 50 h)

Tous les modules seront déclinés en crédits ECTS.

Un module pourra avoir des coefficients différents selon les professions.

Chaque profession de santé concernée par la réforme définit le pourcentage d’étudiants qu’elle recrutera par la voie A et par la voie B.

Organisation de l’Enseignement

Elle est conditionnée par les flux d’étudiants et par la dispersion actuelle des écoles paramédicales.

Pour ce qui concerne l’organisation de la partie commune aux deux branches,

    • une délocalisation des enseignements est envisageable, ce qui permettrait de ne pas obliger les étudiants de toutes les filières de santé à se regrouper dans les villes possédant des Facultés de Médecine ou de Pharmacie.

  • Afin d’éviter toute perte de chance pour les étudiants, les objectifs pédagogiques et la docimologie devront être communs quel que soit le site, extrêmement précis, et validés par les instances universitaires habituelles.

  • Cette hypothèse permet de respecter l’organisation actuelle d’un enseignement de proximité, notamment pour les infirmières, tout en respectant l’idée d’une formation commune de base.

  • Elle présente l’avantage d’être moins coûteuse pour les étudiants et leur famille et de ne pas déséquilibrer la répartition régionale actuelle de cette formation.

 

 

Pour ce qui concerne l’enseignement des matières «fondamentales», la logique voudrait qu’il soit dispensé dans les Facultés de Médecine et de Pharmacie actuelles

Pour ce qui concerne l’enseignement des sciences humaines et sociales des filières de la seconde branche, la réflexion devra prendre en compte les objectifs pédagogiques (qui restent à préciser) et l’optimisation des sites existants au sein des Facultés de Médecine et de Pharmacie ou d’autres composantes de l’université en établissant des conventions telles que celles qui existent déjà actuellement entre U.F.R.

 

Il est toutefois précisé que pour respecter l’esprit d’une première année commune à l’ensemble des professions de santé, l’inscription à l’université sera unique, quelle que soit la filière pressentie.

 

Questions et réflexions

 

Organiser la possibilité d’une 2ème chance au concours

Une étape de concertation au niveau des sites universitaires est prévue dans le but d’étudier les conditions de réalisation en termes de :

  • Gestion des flux d’étudiants (33000 PCEM1 et PCEPh1; 20000 paraméd. ; 100000 IFSI)
    pour mémoire NC et places : M, P, O, SF, MK : 13000 ; IFSI 26000

  • Gestion des inscriptions

  • Répartition des enseignements entre partenaires, nécessités de mise en place de conventions avec les partenaires
    (ex : enseignants de SHS)

    • Modalités techniques des enseignements (locaux, retransmission, TICE, question des TD/TP …) avec l’objectif de respecter l’égalité des chances quel que soit le lieu d’inscription et le site des enseignements

  • Moyens humains (enseignants, IATOS), et matériels supplémentaires indispensables

  • Etape de définition d’objectifs pédagogiques mieux ciblés à prévoir

  • Modification des filières en aval : P2 D1

 

 

Volonté politique ?

 

Pertinence ?

 

Réalisme ?

 

Délais de mise en place ?

 

OPPORTUNITES ET DEFI POUR L’HISTOLOGIE … ET MISSION POUR LE CHEC